Alain

Julius Koch, le géant malheureux de Mons

Aujourd’hui, le jargon médical n’évoque que très peu le gigantisme humain. Ce terme n’est pas clairement défini et il n’existe pas de taille minimale pour être qualifié de géant. Nos ancêtres du XIXe siècle n’étaient pas plus précis, mais ils n’en avaient pas besoin dans le cas de Julius Koch, également appelé le géant Constantin. Julius Koch nait en Allemagne en 1873 de parents suisses. Très vite, sa famille s’aperçoit des

Les moines d'Orval s'emparent du trésor du Roi Louis XVI

Les moines d’orval s’emparent du trésor du Roi Louis XVI À plusieurs reprises, mon ami, l’historien Paul de Saint-Hilaire, me fit prendre part aux recherches passionnantes qu’il menait autour de l’abbaye d’Orval afin de retrouver des traces de la disparition du trésor du roi de France Louis XVI. Le trésor de Louis XVI, composé non seulement des bijoux et des diamants de la reine, convoyés par le perruquier Léonard, mais

L'être unique à plus d'un nom

L’être unique à plus d’un nom Au fond d’une allée du cimetière municipal de Court-Saint-Etienne, à un jet de pierre de l’abbaye de Villers-la-Ville, quatre sphinx de pierre veillent sur un insolite monument funéraire dont l’ordonnance évoque les vieux tombeaux hindous. C’est un kiosque carré à deux étages, surmonté d’un dôme sphérique. Ses murs, colonnes et linteaux sont couverts de symboles, d’hiéroglyphes, de citations morales ou théologales relevant des philosophies

La ménagerie des catacombes

La ménagerie des catacombes Réfugié en 1850 à Bruxelles pour échapper à ses créanciers, Alexandre Dumas fréquentait les milieux maçonniques de la capitale et plus spécialement le bourgmestre de Brouckère chez qui il avait table ouverte. Son grand rêve de gentilhomme ruiné était alors d’entrer dans la Charbonnerie. Il s’en ouvrit à ses amis dont Charles Hen, un directeur de journal qui promit d’effectuer les démarches nécessaires. C’est ainsi que

La pierre qui tue

La pierre qui tue Vers l’an mil, sur la route de Mons, se trouvait un dolmen énorme. On disait qu’un cheval avait péri à cet endroit après l’avoir heurté. Plus tard, on déplaça la pierre qui s’avéra être un tombeau. Deux ouvriers qui s’étaient moqués du mort en perdirent à leur tour la vie. C’est alors que le peuple se souvint d’un saint homme nommé Guidon qui avait précisément suivi

Le raté du 21 juillet

Le raté du 21 juillet La Belgique aurait pu se construire sur un épisode fédérateur de son histoire. Au moment de notre indépendance, ce qui est propre à tous les Belges, c’est de bouter l’ennemi hollandais dehors. Ça, tout le monde est d’accord, que ce soit les Flamands, les francophones, les laïcs, les catholiques, les petits bourgeois qui savent qu’ils ont gagné, le peuple qui n’a rien compris mais qui

Pas franc pour un sou !

Pas franc pour un sou ! Au moment de notre indépendance, de nombreuses monnaies étrangères circulaient chez nous : des francs français, des florins néerlandais, des pièces autrichiennes ou encore des pièces de la Principauté de Liège. Il nous fallait choisir une monnaie nationale. La loi du 5 juin 1832 nous dote d’une unité monétaire identique à celle de la France et définie en poids d’argent : « cinq grammes

Y'a-t-il vraiment des Belges dans la salle ?

Y’a-t-il vraiment des Belges dans la salle? Nous ne possédons, à en croire les géographes et autres spécialistes, aucune des conditions requises pour constituer une nationalité. Nous n’avons pas de frontières naturelles. Jetez les yeux sur une carte de l’Europe : avec un peu de distraction, vous croirez que nous ne sommes qu’un prolongement de la France ou de l’Allemagne. Notre célèbre historien Godefroid Kurt, né en 1847 à Arlon,

Les langues et la Belgique

Les langues et la Belgique « C’est pas nous qu’on a commencé ! » Cette phrase, je m’en rends compte, fait très « bac à sable », très jardin d’enfants. Niveau que, je pense, atteignent la plupart du temps nos discussions linguistiques. À une heure où la mondialisation va en s’accélérant, où les défis, qu’ils soient économiques, écologiques ou éthiques, sont les vrais enjeux, nous, nous passons notre temps à