Moyen-Âge

Le régime bourguignon

Le régime bourguignon Chance de pendu pour un lépreux En 1452, au siège de Poucke, en Flandre, le preux chevalier bourguignon Jean de Lalaing reçut sur la tête une pièce de bois provenant de l’affût d’un canon, éjectée au moment du tir, et en mourut. Son héroïsme fut d’autant plus grand qu’il arrivait avec une blessure à la jambe d’Adenhove, d’où il avait réussi à chasser les Gantois, ne quittant

Les chats volants d'Ypres

Les chats volants d’Ypres Dès le haut Moyen Âge, les chats ont souvent été méprisés et martyrisés. Déjà chez les Gaulois, ils étaient victimes de sacrifices rituels druidiques liés à la fécondité. Plus tard, le chat noir sera un indice de sorcellerie et sera brûlé avec sa maîtresse à l’issue des procès. On reproche en outre à ces animaux leur sexualité débridée et leur tapage nocturne en février-mars. À Ypres,

Le complot contre Marie de Brabant

Le complot contre Marie de brabant Fils de Louis IX, le grand Saint Louis, Philippe III le Hardi, fut sacré roi de France en 1270. Il était alors marié à Isabelle d’Aragon qui, l’année suivante, tomba malade et mourut. Philippe se remaria à Marie, fille du duc de Brabant, née à Louvain en 1254. Elle fut couronnée dans la Sainte-Chapelle de Paris le 24 juin 1275. Une belle histoire qui

L'ordre de Saint-Antoine-en-Barbefosse

L’ordre de Saint-Antoine-en-Barbefosse Le 22 mai 1370, la veille de l’Ascension, des charrettes transportant des Juifs ligotés entre eux prirent la direction du Pré-aux-Laines, sous les injures du peuple bruxellois venu en masse pour assister à ce cortège morbide, et surtout pour participer au spectacle de l’exécution de ces hérétiques. Pour avoir poignardé des hosties consacrées substituées par un nouveau converti, ils seraient brûlés vifs. Du sang se serait échappé

D'où vient le Lion de Flandre ?

D’ou vient le lion de Flandre ? La plus ancienne représentation du lion de Flandre remonte à l’année 1162. Elle constitue l’une des toutes premières manifestations de l’art héraldique. Dix ans à peine après le comte d’Anjou, Geoffroy Plantagenêt parsema son écu de lions d’or à cause, semble-t-il, de la ménagerie exotique qu’il entretenait dans son château. En 1162 donc, le lion de Flandre figurait pour la première fois sur

Remèdes de bonne femme

Pour guérir d’un rhume – Conserver dans la bouche une rasade d’eau froide et s’asseoir sur un feu doux. Quand l’eau de la bouche est sur le point de bouillir, on est guéri, y compris des névralgies et de la migraine qui accompagnent le rhume. – Pour éviter que la peau du nez ne crevasse, oindre celle-ci avec de la chandelle vulgaire. – Pour faire disparaître le mal : respirer

Les épidémies de peste noire au XVIIe siècle

Elles furent annoncées, croyait-on, par divers signes : fréquence des avortements chez les femmes enceintes, lamentations plaintives entendues dans les cimetières, vision de cortèges funèbres traversant les nuages, jeux des enfants mimant des enterrements,… Des boucs émissaires furent accusés de la propagation : des possédés du diable dotés de pouvoirs maléfiques, qui distribuaient des onguents à base de bave de crapauds, de pus, de bubons et de croûtes de plaies

La crasse et les odeurs

Le tout à la rue, qui faisait de celle-ci un égout à ciel ouvert, était de règle. Au Moyen Âge, le commun se soulageait le plus souvent sur les tas de fumier et dans la rue, sinon dans des trous creusés au fond des jardins et dans des pots à pisser. Il n’était pas si rare d’en recevoir le contenu sur la tête… À Charleroi ou à Namur, en 1699,

La rue, miroir de la vie

À l’intérieur de la ville, les rues étaient autant de couloirs. Entourées et protégées par les maisons hautes qui les bordaient, ces veines, grouillantes d’animation, irriguaient l’organisme urbain. Leur étroitesse rendait difficile le passage des litières, des attelages et des animaux de bât, en majorité des ânes. En 1280, l’actuelle rue Josaphat à Schaerbeek s’appelait rue des Ânes. À Liège, la rue de l’Épée, perpendiculaire à la rue Neuvice, est

L’eau potable : un luxe

Souvent malsaine, l’eau était la boisson du peuple. La haute société ne condescendait à en boire que si elle était bien froide, parce qu’elle apparaissait alors comme une expression du pouvoir, puisque le vulgus ne pouvait que difficilement s’offrir la glace pure destinée à rafraîchir le liquide. Les pires des boissons étaient l’eau des marécages et celle extraite de la neige fondue, bourbeuse, pesante, morte, malodorante et engendrant des sangsues.