Quand les Wallons osaient (aussi) réclamer leur autonomie

Quand les Wallons osaient (aussi) réclamer leur autonomie

Quand les Wallons osaient (aussi) réclamer leur autonomie

En 1913, le Conseil provincial de Liège et le président du Conseil provincial du Hainaut vont plaider devant le roi Albert le principe d’une autonomie renforcée des provinces, avec en ligne de mire une plus grande autonomie wallonne. Ils avaient adopté en 1912 (oui, il y a plus de cent ans) la motion suivante : « Considérant qu’il y a lieu d’affirmer la volonté des populations wallonnes d’être gouvernées désormais conformément aux tendances généralement admises dans cette région du pays du point de vue philosophique et social comme du point de vue des intérêts matériels. Considérant que ces tendances sont actuellement enrayées par la suprématie inégale due à la puissance électorale des populations rurales d’Anvers, du Brabant du nord et du Limbourg. Considérant qu’un régime de large économie reconnue aux provinces belges wallonnes peut seul rétablir l’équilibre indispensable à la Nation, menacé par l’assujettissement complet dans lequel se trouvent ces régions sacrifiées. Pénétrées de l’ardente conviction que le vrai moyen de réaliser l’unité nationale dans l’unité nationale et la paix, c’est d’éviter l’absorption d’une race par l’autre et de proclamer leur droit imprescriptible à la liberté par l’économie. Proposent de porter à l’ordre du jour la question de l’élargissement des prérogatives des Conseils provinciaux dans tous les domaines de leur activité morale et matérielle. »

Inauguration de la statue de Charlemagne à Liège, en grande pompe, en 1868

Ce texte vieux de cent ans a, comme celui de Destrée, de curieux relents d’actualité. En fait, et cela peut sembler bizarre aux jeunes générations, les provinces de Liège et de Hainaut étaient à l’époque richissimes, même si les salaires ouvriers n’étaient pas à la hauteur de cette prospérité. Et cet argent, les Wallons de l’époque, comme les Flamands d’aujourd’hui éprouvaient beaucoup de peine à le partager.

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