En 1909, nos amis les Belges…

En 1909, nos amis les Belges...

En 1909, Henri Chariaut, un de nos économiste, se livre à une comparaison entre le Wallon et le Flamand dans son livre : La Belgique moderne, terre d’expérience. Il trouve que «le Wallon, qui descend des Gallo-Romains, a la physionomie ouverte, l’œil vif, le cœur chaud. L’homme est robuste et martial. Il a la figure osseuse, le nez court, le front bombé, la lèvre sensuelle et sou- riante. Il n’a pas la puissance créative du Flamand, ni au même degré son esprit de suite et d’association, mais il a plus d’esprit. Il aime la satire et la gouaille. Il est mobile, mais enjoué, il est moins sérieux mais moins âpre ; moins déductif mais plus intuitif ; moins profond mais plus subtil. Ce qu’il perd en gravité, il le gagne en spontanéité. S’il se montre moins appliqué au travail, il a l’activité plus rapide. Il est moins indépendant, peut- être, mais moins soumis. Plus enthousiaste que le Flamand, le Wallon est aussi plus généreux. Le Wallon a des impulsions, des émotions. Il est latin par sa jovialité, latin aussi par sa versatilité. C’est son point faible : il est mobile et mouvant. Il est plus à la surface. Dans ses entreprises, on ne sent pas toujours la réflexion profonde et la conviction indéracinable du Flamand. »

Eu égard au travail, le Wallon « n’a pas la puissance créatrice du Flamand ni au même degré son esprit de suite et d’association, mais il a plus d’esprit. S’il se montre moins appliqué au travail, il a l’activité plus rapide.» En ce qui concerne l’alimentation: « Pour le Flamand, la joie parfaite serait de trouver, en arrivant, une table abondamment garnie. Pour le Wallon, une table bien servie, mais aussi avec des mets plus succulents que copieux et surtout de vieilles bouteilles couvertes de toiles d’araignées. Le Flamand est gourmand, le Wallon est gourmet. » Du point de vue artistique, la Wallonie se distingue surtout dans le domaine de la musique, la Flandre dans celui de la peinture. Le Flamand est également «méfiant tandis que le Wallon est plutôt astucieux. » L’auteur leur trouve au moins un point commun : « Flamands et Wallons sont sensuels. Leur amour de la vie se manifeste sous la forme de longues bombances pantagruéliques... » Etc.

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