Les Tueurs du Brabant ? Mais de simples bandits mon cher, allons !

Les Tueurs du Brabant ? Mais de simples bandits mon cher, allons !

Les Tueurs du Brabant ?
Mais de simples bandits mon cher, allons !

Deux années de terreur, tous les policiers du Royaume sont sur les dents depuis des mois. On investigue, on cherche partout, on interroge, on arrête même. Mais beaucoup trouvent que les vraies ou les bonnes questions ne sont pas posées.

Il y en a pour soutenir la thèse du banditisme pur et simple. Sans faire le lien avec le même genre d’attentat terroriste à l’étranger, sans voir que la violence des actions n’a aucun rapport avec les butins ramenés, sans s’attarder sur le fait que les techniques employées ne sont pas celles de criminels, aussi endurcis soient-ils.

A-t-on déjà vu chez nous ou ailleurs des malfrats, aussi costauds soient-ils, attendre les forces de l’ordre pour en découdre, en leur tendant de véritables embuscades, plutôt que de prendre la fuite ? A-t-on déjà vu des braqueurs de banque connaître et utiliser parfaitement des techniques relevant de l’entraînement des forces spéciales et ce avec le plus grand sang-froid ?

A-t-on déjà vu des petits malfrats borains abattre des civils et des gendarmes pour voler quelques paquets de cigarettes et de café ?

A-t-on déjà vu des malfrats sous les verrous se remettre à frapper avec les mêmes armes ?

A-t-on déjà vu des bandits, aussi déterminés qu’ils fussent, abattre, de sang-froid et sans raison, des enfants ?

A-t-on déjà vu des braqueurs rassembler toutes les armes dans deux sacs, les jeter au même endroit, pour qu’on les trouve et qu’on puisse établir des liens indiscutables entre les deux vagues d’attaques, et de ce fait semer le trouble, créer des fausses pistes ? Alors qu’une bande de casseurs ordinaires aurait découpé et disséminé les armes un peu partout pour que, au cas où on en retrouve, on ne puisse pas les accuser de tous les forfaits mais qu’ils ne doivent répondre que de ceux liés à l’arme en question.

Les malfaiteurs « normaux », comme ceux qui furent arrêtés, le dirent : eux, en cas de problème, ils s’enfuient. Ils n’attendent pas calmement les forces de l’ordre pour se montrer supérieurs à elles au point de vue détermination, tactique, armement, etc. Ils ne tuent pas froidement pour le plaisir, ils se débarrassent d’une arme qui peut les relier à une affaire.

Quand on relie tout cela, on comprend que les « Tueries du Brabant » sont une vaste opération de déstabilisation de l’État, mêlée à toutes sortes d’autres coups, depuis le simple règlement de comptes, le « petit » vol, l’assassinat de personnes encombrantes pour divers motifs et dans divers dossiers, qu’ils soient financiers ou liés aux mœurs. Le tout par des bandes différentes, depuis les Borains jusqu’à de grands bandits en passant par des éléments d’extrême droite, issues de l’appareil de l’État et gérées par quelques stratèges faisant passer les armes d’un groupe à un autre pour que tout soit lié et de ce fait incompréhensible.

Les détracteurs de cette théorie seraient bien incapables d’expliquer pourquoi, les serial killers, les grands terroristes, que ce soient Carlos ou même Ben Laden, finissent toujours par se faire prendre. Mais dans le dossier des Tueries, depuis trente ans, personne ne s’est retrouvé derrière les barreaux. La piste du terrorisme et de l’extrême droite semble élémentaire, plus d’un journaliste a beau soulever ces incohérences, ces manipulations grossières, rien n’y fait : pour le principal responsable de l’enquête, les Tueurs du Brabant resteront à jamais de vulgaires bandits…

 

Bien entendu, il est des enquêteurs et des journalistes pour ne pas croire une seconde à la théorie des bandits de bas étage et qui ont mené de véritables investigations les ayant conduits à découvrir une suite incroyable de manipulations et de ratages tellement grossiers qu’on ne peut croire qu’au complot, même si on n’est pas un fervent partisan de cette éternelle et souvent infondée théorie.

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