Enfin les tueurs sont sous les verrous … ou presque !

Enfin les tueurs sont sous les verrous … ou presque !

Enfin,
les tueurs sont sous les verrous
… ou presque !

29 octobre 1983. Des suspects sont arrêtés. Tous sont originaires de la région du Borinage, cette piste sera donc appelée la filière boraine. Longtemps, les enquêteurs seront persuadés d’avoir mis la main sur les Tueurs du Brabant. Le procureur du Roi du parquet de Nivelles, Jean Deprêtre, déclare que la motivation des Tueurs du Brabant est l’argent et que les gens qui ont agi sont des gangsters, des prédateurs.

Pendant l’été de 1983, un revolver de marque Ruger était arrivé par des chemins détournés entre les mains de la gendarmerie. Il aurait en fait été apporté par la femme de Jean-Claude Estievenart, qui avait peur que son mari ne s’en serve contre elle. Un beau jour, on ne sait trop pourquoi, on décide de soumettre cette arme à des expertises balistiques. Le verdict est sans appel : cette arme a servi pour les attaques de Genval et de Halle. La machine policière et judiciaire se met alors en branle et Michel Cocu, un ancien policier communal qui aurait fourni l’arme à Estievenart est derechef arrêté. Interrogé sur les attaques, il commence par nier puis avoue tout et donne les noms de ses complices, tous originaires du Borinage et connus de la police pour divers petits vols pourtant commis sans violence. Les Borains sont soumis à des interrogatoires serrés, presque tous vont avouer leur participation. Les Tueurs du Brabant sont enfin sous les verrous !

Des tueurs sous les verrous qui… tuent encore !

Le 1er décembre 1983, les Tueurs fous pourtant en prison vont quand même arriver à encore frapper ! C’est à Anderlues qu’en pleine journée, ils pénètrent violemment dans la bijouterie Szymusik et abattent sans autre forme de procès l’épouse du bijoutier. Derrière, dans une annexe, son mari essaie de s’emparer d’une arme pour se défendre, mais les bandits seront plus rapides et l’assassineront aussi. Chose stupéfiante, les assaillants s’en vont tranquillement sans emporter aucun bijou, aucune pièce de valeur ! Une quinzaine de balles ont été tirées par cinq armes, entre autres le pistolet. 22LR des Tueurs qui a déjà fait cinq victimes. Peu de temps après, la Golf noire d’Ohain sera retrouvée incendiée dans le bois de la Hourpes à Lobbes.

 

 

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