Vielsam dans le Brabant ?

Vielsam dans le Brabant ?

Vielsam dans le Brabant ?

Il s’est trouvé des analystes du dossier pour établir un lien entre l’attaque de Vielsalm et les personnes apparaissant dans le dossier des Tueries du Brabant car, lors des perquisitions chez des suspects au centre de l’enquête, on ne trouva pas seulement des cartes d’état-major du Brabant wallon, leur terrain de prédilection, mais également, chose étonnante, des cartes des régions d’Anlier, Sibret, Bastogne et Marche-en-Famenne. Et seulement de ces régions-là, pas une seule autre ! On mit pourtant cela sur le compte du… hasard et, au final, ces suspects ne durent pas plus répondre des tueries dans le Brabant que de l’attaque de la caserne. Ajoutons à cela qu’un autre des noms apparaissant dans l’univers des tueries, travaillait lui aussi à Bastogne depuis 1978.

C’est d’ailleurs dans nos Ardennes que celui-ci, en compagnie d’un commandant de paras et d’un inspecteur de la PJ, donnait régulièrement des entraînements physiques et des exercices de tir à des jeunes. Peu après l’opération Oesling, il partira pour les États-Unis…

Un témoin, juste après l’attaque sur la caserne, a vu, sur une route avoisinante, un membre du commando à bord d’une jeep Minerva. Le portrait-robot qui parut quelques jours plus tard dans le journal Grenz-Echo, auquel peu de monde prêta attention à l’époque, ressemble à s’y méprendre à une des personnes suspectées chez qui on retrouva les fameuses cartes d’état-major. Troublant encore une fois !

Malheureusement, on ne connaîtra pas avant longtemps les noms des participants à l’opération Oesling car le dossier est classé par l’auditorat militaire. Un de nos responsables en charge de ce type d’opération convoqué devant la commission parlementaire Gladio en 1991, refusera même de donner les noms des militaires et des civils qui y avaient participé. Cela sans encourir aucune sanction…

Avant même de penser à demander à la CIA d’ouvrir ses archives, nous avons chez nous des dossiers qui, s’ils n’éclairent peut-être pas tout, permettraient au moins de faire un fameux pas en avant dans l’enquête, en permettant de faire des liens, avec certitude, entre certains des principaux acteurs. Pourquoi, trente ans après les faits, ne le fait-on toujours pas ? En tout cas, en septembre 1984, soit quelques mois après tous ces événements, on « muscla » une première fois l’État belge en créant le GIA, Groupe Interforce antiterroriste, dont faisaient partie des représentants de la gendarmerie, de la PJ et de la Sûreté de l’État. L’homme qui est à l’initiative de ce Collège antiterreur quelque part destiné à garantir le pays et ses habitants de toute forme d’attaque terroriste, apparaît pourtant dans certains dossiers comme ayant été un des initiateurs… d’un coup d’État avorté en 1973 !

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