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L'être unique à plus d'un nom

L’être unique à plus d’un nom Au fond d’une allée du cimetière municipal de Court-Saint-Etienne, à un jet de pierre de l’abbaye de Villers-la-Ville, quatre sphinx de pierre veillent sur un insolite monument funéraire dont l’ordonnance évoque les vieux tombeaux hindous. C’est un kiosque carré à deux étages, surmonté d’un dôme sphérique. Ses murs, colonnes et linteaux sont couverts de symboles, d’hiéroglyphes, de citations morales ou théologales relevant des philosophies

La pierre qui tue

La pierre qui tue Vers l’an mil, sur la route de Mons, se trouvait un dolmen énorme. On disait qu’un cheval avait péri à cet endroit après l’avoir heurté. Plus tard, on déplaça la pierre qui s’avéra être un tombeau. Deux ouvriers qui s’étaient moqués du mort en perdirent à leur tour la vie. C’est alors que le peuple se souvint d’un saint homme nommé Guidon qui avait précisément suivi

Pas franc pour un sou !

Pas franc pour un sou ! Au moment de notre indépendance, de nombreuses monnaies étrangères circulaient chez nous : des francs français, des florins néerlandais, des pièces autrichiennes ou encore des pièces de la Principauté de Liège. Il nous fallait choisir une monnaie nationale. La loi du 5 juin 1832 nous dote d’une unité monétaire identique à celle de la France et définie en poids d’argent : « cinq grammes

Philippe le Beau et Jeanne la Folle

Le régime espagnol : Philippe le Beau et Jeanne la Folle Philippe le Beau, souverain des Pays-Bas (1482-1506) et de Castille (1504-1506), fils de Maximilien Ier de Habsbourg et de Marie de Bourgogne, épouse en 1496 Jeanne de Castille (1504-1555), surnommée plus tard « la Folle », fille de Ferdinand d’Aragon et d’Isabelle de Castille, qui lui donne deux enfants : Charles Quint et Ferdinand Ier. Unis au-delà de la

Les langues et la Belgique

Les langues et la Belgique « C’est pas nous qu’on a commencé ! » Cette phrase, je m’en rends compte, fait très « bac à sable », très jardin d’enfants. Niveau que, je pense, atteignent la plupart du temps nos discussions linguistiques. À une heure où la mondialisation va en s’accélérant, où les défis, qu’ils soient économiques, écologiques ou éthiques, sont les vrais enjeux, nous, nous passons notre temps à

Une spécialité belge des États dans un État qui n’existe pas

Une spécialité belge des États dans un État qui n’existe pas La Belgique, nous l’avons vu, a basé une partie de son indépendance sur le rejet du protestantisme. L’objectif fut atteint par les catholiques, mais ce n’est pas pour autant qu’ils parvinrent à faire de la Belgique une sorte de grand Vatican. Ils étaient certes importants, mais sans pour autant être absolument majoritaires. Ils avaient en face d’eux un autre

Il était une (première) fois, la Belgique s’endette...

Il était une (première) fois, la Belgique s’endette… Un nouvel État, quelle que soit la manière dont il s’est formé, se doit de fonctionner. Même mal, il faut que les choses se fassent. En 1830, nous avons un cruel besoin d’argent . Et à qui s’adresse-t-on quand on veut de l’argent ? Mais à une banque bien sûr ! Et justement, notre nouveau roi est très ami avec une banque

La première tentative de déstabilisation

La première tentative de déstabilisation Au cours de l’automne 1841, on parle de manière discrète de l’existence, d’un complot destiné à faire revenir sur le trône le souverain hollandais. Les conjurés sont en grande partie des officiers à la retraite, certains même du grade de général, mais aussi des cadres de l’active qui se savent soutenus par certains politiques ou encore des représentants des grandes familles. Leur plan était de

Charles-Alexandre de Lorraine (1741-1780)

Charles-Alexandre de Lorraine (1741-1780) Gouverneur général des Pays-Bas, frère de l’empereur François-Etienne, beau-frère de l’impératrice Marie-Thérèse, époux de Marie-Anne d’Autriche, sœur cadette de Marie-Thérèse, il gouverne avec modération, s’entoure d’une Cour brillante, jouit d’une large popularité, s’intéresse aux arts et protège les artistes. Son gouvernement correspond dans le temps au règne de sa belle-sœur. Mais il gouverne d’abord aux côtés de Marie-Elisabeth, dont la santé est chancelante, puis seul avec

Le dialogue social se met en place (à coup de fusil)

Le dialogue social se met en place (à coup de fusil) Cela commence en 1867, les prix des denrées alimentaires sont les plus élevés qu’on n’ait jamais connus depuis l’époque napoléonienne. Les ouvriers mineurs de la région de Charleroi, au bord du gouffre, n’ont d’autres moyens que d’arrêter de travailler, de se révolter et de piller les réserves de blé. Notre gouvernement et notre monarque étant les représentants d’une monarchie