La Belgique de Léopold I

Le raté du 21 juillet

Le raté du 21 juillet La Belgique aurait pu se construire sur un épisode fédérateur de son histoire. Au moment de notre indépendance, ce qui est propre à tous les Belges, c’est de bouter l’ennemi hollandais dehors. Ça, tout le monde est d’accord, que ce soit les Flamands, les francophones, les laïcs, les catholiques, les petits bourgeois qui savent qu’ils ont gagné, le peuple qui n’a rien compris mais qui

Pas franc pour un sou !

Pas franc pour un sou ! Au moment de notre indépendance, de nombreuses monnaies étrangères circulaient chez nous : des francs français, des florins néerlandais, des pièces autrichiennes ou encore des pièces de la Principauté de Liège. Il nous fallait choisir une monnaie nationale. La loi du 5 juin 1832 nous dote d’une unité monétaire identique à celle de la France et définie en poids d’argent : « cinq grammes

Y'a-t-il vraiment des Belges dans la salle ?

Y’a-t-il vraiment des Belges dans la salle? Nous ne possédons, à en croire les géographes et autres spécialistes, aucune des conditions requises pour constituer une nationalité. Nous n’avons pas de frontières naturelles. Jetez les yeux sur une carte de l’Europe : avec un peu de distraction, vous croirez que nous ne sommes qu’un prolongement de la France ou de l’Allemagne. Notre célèbre historien Godefroid Kurt, né en 1847 à Arlon,

Les langues et la Belgique

Les langues et la Belgique « C’est pas nous qu’on a commencé ! » Cette phrase, je m’en rends compte, fait très « bac à sable », très jardin d’enfants. Niveau que, je pense, atteignent la plupart du temps nos discussions linguistiques. À une heure où la mondialisation va en s’accélérant, où les défis, qu’ils soient économiques, écologiques ou éthiques, sont les vrais enjeux, nous, nous passons notre temps à

Défendre le flamand, la grosse manipulation !

Défendre le flamand, la grosse manipulation ! Les Flamands se rendent-ils compte qu’ils ont en fait été manipulés ? L’Église a tout fait pour empêcher l’unité linguistique, que ce soit de la Belgique ou de la Flandre. Le monarque des PaysBas avait voulu unifier l’ensemble de ses territoires en imposant l’usage obligatoire du néerlandais dans l’administration et dans la justice de son Royaume. Il n’y arrivera pas, à cause de

Une spécialité belge des États dans un État qui n’existe pas

Une spécialité belge des États dans un État qui n’existe pas La Belgique, nous l’avons vu, a basé une partie de son indépendance sur le rejet du protestantisme. L’objectif fut atteint par les catholiques, mais ce n’est pas pour autant qu’ils parvinrent à faire de la Belgique une sorte de grand Vatican. Ils étaient certes importants, mais sans pour autant être absolument majoritaires. Ils avaient en face d’eux un autre

Il était une (première) fois, la Belgique s’endette...

Il était une (première) fois, la Belgique s’endette… Un nouvel État, quelle que soit la manière dont il s’est formé, se doit de fonctionner. Même mal, il faut que les choses se fassent. En 1830, nous avons un cruel besoin d’argent . Et à qui s’adresse-t-on quand on veut de l’argent ? Mais à une banque bien sûr ! Et justement, notre nouveau roi est très ami avec une banque

Santo Tomas, notre première colonie entre mensonge et abandon

Santo Tomas, notre première colonie entre mensonge et abandon On pense que les rêves de colonies n’ont été que le fait de Léopold II. On se trompe, car son père, déjà, voulait des possessions ailleurs dans le monde. Il passera toute sa vie en revue toutes les possibilités qui auraient pu satisfaire son désir d’expansion Dans les années 1830, une société anglaise avait déjà eu le projet d’exploiter la région

Léopold Ier : le début de la Belgique

Léopold Ier : le début de la Belgique Léopold Ier inaugure le premier chemin de fer du Continent En 1835, notre pays fut le premier du Continent, grâce au ministre liégeois Charles Rogier et avec l’appui de Léopold Ier, à être doté d’une ligne de chemin de fer. Mais l’opposition avait été rude. Voici l’avis, fort applaudi, d’un député contradicteur au parlement, en 1833 : « Je m’exprime, Messieurs, au