L'étrange confrérie de Saint Jean le décollé

On les appelle les Beubeux. En réalité, il s’agit d’apparitions insolites échappées d’un univers dantesque. C’est une procession multiséculaire au sein de laquelle des inconnus aux allures fantomatiques déambulent dans les rues de la cité de Mons. Ces hommes mystérieux ont la face entièrement voilée de noir. Ce sont des êtres étranges, des hommes sans nom qui viennent de nulle part. Les mains cachées au fond de larges manches, ils

Cannibale

Une personne irascible, cette jeune fille de 16 ans, Juliette M…, originaire de Grâce-Berleur, qui habite en ce moment rue Pierreuse. Juliette M… nourrit une vive inimitié contre une de ses voisines, Marie L…, et de fréquentes querelles éclatent entre elles. Vendredi soir vers 7 heures, Juliette M… sortit de sa chambre et, armée d’un tisonnier, elle provoqua son antagoniste. Mme L…, qui est sensiblement plus forte qu’elle, lui arracha

Dialogue social sans sommation à Charleroi

Dialogue social sans sommation à Charleroi Plan-relief de Charleroi à la fin du XVIIe siècle Cela commence en 1867, les prix des denrées alimentaires sont les plus élevés qu’on n’ait jamais connus depuis l’époque napoléonienne. Les ouvriers mineurs de la région de Charleroi, au bord du gouffre, n’ont d’autres moyens que d’arrêter de travailler, de se révolter et de piller les réserves de blé. Notre gouvernement et notre monarque étant

Charleroi - 1886 : Van der Smissen intervient

Charleroi – 1886 : Van der Smissen intervient Le général Alfred Van der Smissen Le soir du vingt-six mars 1886, le général Alfred van der Smissen arrive à Charleroi. Il est chargé de rétablir rapidement le calme. Fidèle roquet de la famille royale, il a été l’ami de Léopold Ier et est l’ordonnance de notre bon Léopold II. Van der Smissen, psychopathe sanguinaire dont nous avons pu apprécier le caractère

Le prince Albert n'avait pas le droit de régner... ses descendants non plus

Le prince Albert n’avait pas le droit de régner… ses descendants non plus Albert Ier et le Président Faillières Le 2 octobre 1900, Albert, qui n’est encore que prince, convole en justes noces avec Élisabeth, une princesse allemande, nièce de la grande Sissi. Tout est bien dans le meilleur des carnets mondains, fête, réception, etc. Seul petit « hic » : un article de notre constitution de l’époque (il existe

Au Congo, tu portes ou tu meurs. Tu portes ou tu meurs...

Au Congo, tu portes ou tu meurs. Tu portes ou tu meurs… Porteurs pour l’expédition Lang-Chapin au Congo L’Afrique de l’époque, on s’en doute, n’est composée que d’endroits difficiles d’accès. Une seule solution pour arriver à faire du commerce et pour vivre, tout simplement : faire porter tout à dos d’homme. Des hommes qui, on s’en doute, n’ont pas forcément envie de partir pendant des semaines, voire des mois loin

Les Congolais sont sauvés ! Voilà les hommes d'Église

Les Congolais sont sauvés ! Voilà les hommes d’Église Téophile Verbist – Fondateur de la Congrégation de Scheut « Je tiens à ce que notre Congo soit évangélisé par des Belges. » Cette phrase est adressée au Lambermont en 1886, le 24 août exactement, par Léopold II à un de nos diplomates. C’est vrai qu’une des promesses du Roi lorsqu’on lui attribue le Congo est d’y porter la Bonne Parole.

L’affaire François ou comment on dit merci à ceux qui prennent des risques

L’affaire François ou comment on dit merci à ceux qui prennent des risques Le commandant Léon François, chef du Bureau national des drogues (BND) de la gendarmerie, est réputé pour être un homme de terrain sorti major de sa promotion à l’École militaire et ayant été le premier policier belge à aller suivre des cours aux États-Unis auprès du Narcotic Bureau (actuellement Drug Enforcement Administration ou DEA). Fort du bagage

Dachau en Belgique

Dachau en Belgique Le fort de Breendonk se trouve près de Willebroek (à une vingtaine de kilomètres au sud d’Anvers), le long de l’ancienne route Bruxelles-Anvers. C’est le seul camp de concentration que les nazis ont implanté chez nous durant la Seconde Guerre mondiale. Les détenus y mouraient de faim et y étaient exécutés, mais aussi torturés par les SS allemands, avec la complicité de SS… flamands. Un procès eut

Ardente aussi pour déporter la Cité

Ardente aussi pour déporter, la Cité Partis de l’ouest avec Anvers, après être passés par Bruxelles, terminons cet horrible périple à Liège. La Cité ardente, la ville qui a toujours mis à l’honneur, souvent avec raison, sa capacité à résister à l’occupant et cela à travers près de mille ans d’histoire tumultueuse. En mai 1940, Joseph Bologne, le bourgmestre de la ville est réputé comme un personnage de caractère. Il