Anecdotes

Charles VI, l'empereur mort du rhume

Charles VI (1711-1740) Empereur germanique, roi de Hongrie et de Sicile, deuxième fils de Léopold Ier, il s’employa à faire accepter par l’Europe la Pragmatique Sanction de 1713 par laquelle il garantissait à sa fille Marie-Thérèse la succession d’Autriche, et donc des Pays-Bas. Il perdit Naples et la Sicile au terme de la guerre de Succession de Pologne et combattit les Turcs sans succès. Présence d’esprit Au retour d’une partie

Marie-Élisabeth (1725-1741), archiduchesse d'Autriche

Marie-Élisabeth d’Autriche Archiduchesse d’Autriche, sœur de l’empereur Charles VI, gouvernante générale des Pays-Bas, laide, intelligente, très dévote. Sauvée malgré elle Une nuit de 1731, le splendide palais du Coudenberg à Bruxelles, patiemment embelli du XIVe au XVIIe siècle, est la proie des flammes en raison d’une imprudence des cuisiniers qui préparaient des confitures. Courageusement, un hallebardier tire in extremis de son lit la gouvernante Marie-Élisabeth, une vieille fille qui ne

Nous sommes (déjà) désolés de ce retard !

Nous sommes (déjà) désolés de ce retard ! Le 9 juin 1833, Léopold, paraît-il poussé par les Rothschild qui avaient besoin d’une vitrine sur le continent, suggère (fortement) à nos ministres de se mettre à l’étude des possibilités de réalisation d’un chemin de fer. Une ligne reliant Verviers à Anvers et passant par Bruxelles et Malines. Bien entendu, nombre de nos ministres, on ne peut plus clairvoyants, se dressent presque

1847, déjà le début de la fin de l’État belge

1847, déjà le début de la fin de l’État belge À partir du moment où comme en Wallonie, en Flandre on n’embraie pas sur le français, tout est dit le 6 novembre 1847 quand est publiée à Gand la Déclaration des principes fondamentaux du Mouvement flamand : « En francisant tout et en éliminant le flamand des administrations et même des institutions d’enseignement, les sources vives de la science et

L'énigme du faux comte Baudouin

L’énigme du faux compte Baudouin En 1187, Jérusalem était retombée entre les mains des musulmans et le pape Alexandre III avait aussitôt lancé un nouvel appel à la chrétienté pour que, une fois de plus, elle aille arracher le tombeau du Christ des griffes des sarrasines. Une expédition de pareille envergure demandait de longs mois de préparation. En 1202, suite à un prêche prononcé en la cathédrale Saint-Donatien de Bruges,

L'ordre de Saint-Antoine-en-Barbefosse

L’ordre de Saint-Antoine-en-Barbefosse Le 22 mai 1370, la veille de l’Ascension, des charrettes transportant des Juifs ligotés entre eux prirent la direction du Pré-aux-Laines, sous les injures du peuple bruxellois venu en masse pour assister à ce cortège morbide, et surtout pour participer au spectacle de l’exécution de ces hérétiques. Pour avoir poignardé des hosties consacrées substituées par un nouveau converti, ils seraient brûlés vifs. Du sang se serait échappé

Curieuse tentative de greffe

Le Bruxellois Van Helmont, précurseur de la chimie moderne, de la physiologie et de l’hygiène individuelle, rapporte en 1644 : « Un Bruxellois, ayant perdu le nez dans un combat, se rendit chez un chirurgien de Bologne, nommé Tagliacozzi. Ce dernier eut recours à l’autoplastie et emprunta au bras d’un domestique le lambeau de chair indispensable. Le blessé revint dans sa patrie avec un nez d’emprunt. Jusque-là, tout était pour

« Viande fraîche » chez les boulangers et les vignerons

À Liège, le métier des boulangers tenait ses réunions à la maison du Pourceau d’Or. C’est que ceux-ci entretenaient, dans leur boulangerie même, des porcs qu’ils nourrissaient avec leurs marchandises invendues. Le 9 juillet 1579, en pleine peste, le Magistrat urbain interdit cet usage, pour des raisons d’hygiène. Les vignerons, eux, vendaient de la viande, ce qui suscita l’ire des mangons (bouchers) qui invoquèrent une concurrence illicite. Mais une réglementation

L’eau potable : un luxe

Souvent malsaine, l’eau était la boisson du peuple. La haute société ne condescendait à en boire que si elle était bien froide, parce qu’elle apparaissait alors comme une expression du pouvoir, puisque le vulgus ne pouvait que difficilement s’offrir la glace pure destinée à rafraîchir le liquide. Les pires des boissons étaient l’eau des marécages et celle extraite de la neige fondue, bourbeuse, pesante, morte, malodorante et engendrant des sangsues.

Révolution sanitaire

Le grand miroir resta rare, jusqu’à l’apparition de la salle de bains dans les demeures bourgeoises, vers 1880. Après la Grande Guerre, on trouvait un petit miroir dans les maisons du commun, fixé au-dessus de la cuvette, pour la barbe. Durant l’Entre-deux-guerres, un cours d’hygiène était inscrit dans le programme scolaire des filles du 4e degré et les sections locales ou scolaires de la Croix-Rouge faisaient campagne dans le même